Appel à contribution : Universités d'hiver 2018
Le 07/03/2018 à 13h36 par Perrine Vignolle

XIe Universités d’hiver de Saint-Mihiel 2018

22-24 novembre

« L’étranger, ami ou ennemi ? Tensions, échanges et sensibilités de l’Antiquité à nos jours »

 

Les relations humaines sont animées par la rencontre de nouvelles personnes, ce qui engendre des perturbations positives ou négatives dans le cercle des habitudes. Le nouveau venu est toujours un « autre », qu’il soit étranger au sens juridique du terme ou tout simplement étranger aux cercles du quotidien. À partir de ce constat, des relations interindividuelles ou/et intercommunautaires s’établissent pour un temps court ou un temps plus long. À l’évidence, le regard porté sur le passé permet de mettre en exergue, à travers des exemples, la multitude des situations envisageables, allant de la curiosité, de la bienveillance, de l’entraide, de l’amitié, à la défiance, à l’animosité.

 

Cette rencontre aura pour but de scruter la place occupée par cet « étranger » au fil de l’histoire et de l’actualité. Dans le cadre du Centenaire de la Grande Guerre, particulièrement de la venue des Américains sur le Vieux Continent, bien des situations de relations entre locaux et étrangers, sont à analyser. Ce constat est valable pour d’autres contextes d’invasion/libération, comme également dans des contextes plus pacifiés. Les approches liées à la qualification de cet « autre » sont à envisager afin de montrer, éventuellement, le poids des représentations et de la sémantique dans la qualification de l’étranger. Quelle est la part des stéréotypes ? Quelles sont les sources des représentations ? Comment qualifie-t-on cet étranger ? Celui-ci reste-t-il toujours cet « autre » ou intègre-t-il, même temporairement, les cercles du quotidien ? Le contexte de la venue de l’étranger joue de fait beaucoup et on prendra soin d’utiliser les différentes périodes historiques – ainsi que l’actualité – pour trouver des illustrations. L’étranger peut en effet venir en visiteur, en commerçant, en guerrier, en acteur économique, en enquêteur, en quête d’une nouvelle vie, etc. Cette venue peut engendrer une variété de comportements qui ne sont pas exclusifs les uns des autres. Il y a bien entendu des tensions, durables ou non, sachant que le quotidien peut reprendre le dessus, et donner lieu, par exemple, à une coexistence distanciée, où les parties s’ignorent autant que faire se peut. Bien évidemment, même s’il y a des tensions, les échanges ne sont pas exclus. Ceux-ci sont économiques, amoureux, politiques, artistiques, publiques ou cachés, durables ou non. Enfin, les échanges, contraints ou naturels, obligent à penser que la sensibilité à l’autre peut évoluer, s’estomper et ressurgir, par exemple dans le cadre de souvenirs.

 

In fine, l’un des objectifs de cette rencontre est bien de montrer que la séparation entre ami/ennemi, lorsqu’il s’agit de qualifier la définition et l’impact de l’étranger, n’est pas aussi tranchée qu’on le pense souvent ; de même, cette rencontre sera l’occasion de montrer en quoi l’étranger constitue un révélateur et un miroir des passions humaines.

 

Les propositions de communication sont à envoyer, au plus tard pour le 30 avril 2018, à :

jean.el-gammal@univ-lorraine.fr

laurent.jalabert@univ-lorraine.fr

 

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